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Anne Mortiaux : condensation d'instants

L'une des premières préoccupations d'Anne Mortiaux a été d'éclater les notions d'intérieur et d'extérieur, en multipliant les possibilités d'interfaces entre elles. Par exemple, la fenêtre, en tant qu'espace qui "filtre" les mouvements de va-et-vient entre le "dedans" et le "dehors", a fait l'objet d'expériences diverses, développant chaque fois de nouvelles possibilités esthétiques. En outre, elle s'est intéressée aux manières de rendre palpable la lumière et la couleur, une autre manière d'interroger les notions d'intérieurs et d'extérieurs, toujours via la fenêtre.

Anne Mortiaux a également réalisé des installations, en divers lieux, qui condensent ce qu'elle appelle des "moments transportés". Comme l'intégration "retour aux sources" exprimait un retour presque introspectif aux origines, elle a réalisé, lors d'une exposition à Ixelles, une cabane en terre, dont les matériaux (terres, bois etc.) avaient été glanés sur les lieux et endroits de son enfance. La cabane, dont la taille était conditionnée par l'espace disponible mais aussi par le corps de l'artiste, exprimait cette idée de retour vers l'intériorité, de condensation de souvenirs et d'émotions liés à la mémoire de l'enfance. En outre, la cabane était construite de part et d'autre d'une baie vitrée ; de telle sorte qu'elle semblait à la fois dans et hors du musée.

L'idée de conserver des traces d'instants se manifeste encore lors d'une installation, réalisée à Rome. Anne Mortiaux avait construit une sorte qu'Aqueduc dans une galerie, avec des objets de rebuts qu'elle avait ramassés, dans des terrains vagues de la capitale italienne. Durant un mois, ce sont près de trois cents litre d'eau, récoltés précédemment dans la mer de Naples, qui se sont écoulés dans cet aqueduc.

Ces gestes d'apparence simple (comme, par exemple, ramasser des fragments de bâtiment en voie de destruction ou faire de boules avec la boue des rivières), mais très chargés affectivement prennent un sens poétique intense, lors de leur mise en forme finale, faussement sommaire mais extrêmement précise. Pratiqués dès le début des années nonante, ils anticipent une tendance caractéristique de la fin de la décennie 1990-2000 qui exprime une poétique du "presque rien".

Naissance à Huy, en 1964.
Etudes à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels - La Cambre, à Bruxelles (sculpture souple).
Bourse à la Fondation de la Tapisserie, des Arts du Tissu et des Arts Muraux, à Tournai

Expositions

1986 :

Sculpture souple, Hôtel Van de Velde, à Bruxelles

1989 :

De maisons en maisons, Eghezée (premier prix)

1990 :

Installation pour TDS Acior, lors du Week-end des designers, Bruxelles (premier prix)
Tremplins, Hôtel de Ville, à Bruxelles
Do not disturb, Mégissiers, à Anderlecht
Mellom Romene, à Bergen (Norvège)

1991 :

Recherche 91, Fondation de la Tapisserie, à Tournai
Exposition, galerie Trace, à Hastière

1992 :

Parcours d'artistes, à Saint Gilles - Bruxelles

1993 :

Sculptures et installations sonores, à Maastricht (Pays-Bas)
Triennale des Artistes de la Province, Maison de la Culture, à Namur

1994 :

Un Etat des lieux, Botanique, à Bruxelles.
Water op Bouvignes, à Breda (Pays-Bas)

1995 :

Intégration pour le Centre administratif du Ministère de la Région wallonne, à Jambes

1996 :

Acque sotrate, Galerie Il Punto di Svolta, à Rome (Italie)
Casa tua è casa mia, Académie américaine, à Rome

1997 :

Les Boursiers s'exposent, Musée d'Ixelles, à Bruxelles
Musée d'art moderne et contemporain, à Liège

1998 :

Des tas confus et aliments composés, Saint Gilles - Bruxelles
L'art au gué, Hastière-sur-Meuse

1999 :

Sugar baby love, performance, Les Bains, à Bruxelles
Scénographie pour L'oeil du Loup de D. Pennac, pour la Compagnie Zanni.

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