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Colloque

Colloque - Journée de réflexion sur le thème " L'ART DANS LA VILLE "
L'art dans les lieux publics du mardi 20.04.1999.

LES INTERVENTIONS DANS LE CADRE DES BATIMENTS PUBLICS
(éléments intérieurs et extérieurs)

Table ronde sur
" LES PROCEDURES de CHOIX des OEUVRES "
" COMMANDES, CONCOURS et COMMISSIONS "

"Réflexions sur l'art public dans les bâtiments de la Région wallonne ".

 

 

La Commission des Arts de la Région wallonne.

Outre le fait d'avoir, par le présent colloque, le plaisir de se rencontrer, l'on peut imaginer que le but de la démarche de ce jour est, toutefois en ce qui me concerne, d'exposer à chacun les buts poursuivis, tendant vers la convivialité maximale recherchée dans la mise en place contemporaine optimale de l'art public, en ce presque début de 3ème millénaire.

Il s'agit principalement
- de l'intégration des oeuvres d'art dans les bâtiments publics wallons.
- des modalités de fonctionnement et des objectifs de la Commission
  des arts de la Région wallonne.
- et enfin de la promotion de la création artistique, qui en est la préoccupation
  centrale.

Ce schéma relaie la même volonté du Gouvernement wallon en ce domaine.

Cette volonté entend ne pas limiter la création artistique à des travaux utilisant des disciplines et des factures purement traditionnelles, mais l'étendre à ceux incluant des techniques et des matériaux nouveaux. Elle tend donc à favoriser les projets novateurs intégrant les nouvelles techniques, sans que ces projets ne passent rapidement de mode, notamment en fonction des matériaux utilisés.

La Commission est chargée du choix des implantations des oeuvres d'art dans les espaces appartenant à la Région et de la sélection et de l'évaluation de celles-ci.

Or, la Région wallonne comprend, comme d'autres Régions d'ailleurs, des artistes de qualité. Elle se veut de les faire connaître et de les faire apprécier. De ce fait, elle fait appel à des artistes, connus ou moins connus, dont les oeuvres, intégrées dans les bâtiments régionaux, sont mis dès lors et désormais à la portée de tout citoyen.

Ces oeuvres participent ainsi au rapprochement entre les citoyens et les Institutions de la Région wallonne d'une part et surtout à l'embellissement des lieux publics d'autre part.

Le rôle et la position de la Commission des arts de la Région wallonne sont plus particulièrement illustrés dans l'avant-propos portant sur " l'art public, une longue histoire " ( pages 5 à 9 ) de la plaquette " Quand l'art épouse le lieu ", édité par le Ministère de l'Equipement et des Transports de la Région wallonne et dont je donnerai les références plus loin.

1. Historique succinct de la Commission des arts de la Région wallonne.

- Officieusement, la Commission a siégé à partir du 29.06.93.
- Officiellement, la Commission a été créée le 23.12.93. par Monsieur COLLIGNON à l'époque Ministre des Implantations de la Région wallonne.

- Avant juin 1993, 2 immeubles de la Région avaient déjà été le support de 2 intégrations d'oeuvres d'art - l'immeuble Bovesse II (D.G.A.T.L.) - l'immeuble Tilot (D.G.R.N.E.)

2. Modalités de fonctionnement de la Commission des arts de la Région wallonne et ses compétences.

- Le but poursuivi par Monsieur le Ministre COLLIGNON a été de transposer vers la Région wallonne, les dispositions existant toujours, pour les bâtiments de l'état (actuellement fédéraux), en matière d'Intégration d'oeuvres d'art à l'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments restaurés ou nouveaux, ces dispositions ayant déjà été reprises par la Communauté française pour les sujets qui la concernent, dès le 10.04.84.

2.1. Compétences de la Commission.

La Commission ne possède qu'une COMPETENCE D'AVIS auprès du Ministre des Implantations. Elle remet donc des " avis motivés" sur l'opportunité, la nature et les caractères des oeuvres susceptibles d'être intégrées aux bâtiments construits par la Région ou les Pouvoirs subordonnés qu'elle subsidie.
 

-  

L'arrêté complémentaire du 09.10.97. étend ces compétences d'avis aux sujets d'intégration du ressort de l'ensemble des Ministres du Gouvernement wallon, et sur les projets qui lui sont nommément soumis à son avis par les autres Ministres compétents.
 

-   

Les sujets traités par la Commission peuvent donc, à partir de cette date, être étendus à d'autres investissements que ceux strictement relatifs aux bâtiments administratifs régionaux, si les Ministres concernés le décident.

 

 

2.2. " en fonction de quels budgets ".
       Procédure et méthodes de financement.

-    

Les montants d'investissement de la Région wallonne, travaux inclus, en matière d'intégration d'oeuvres d'art dans les bâtiments publics wallons, correspondent usuellement à une valeur de 1 % à 1,5 % du coût total de chaque bâtiment.
 

Dans certains cas tout particuliers et lorsque la valorisation du site entre en jeu, ces pourcentages peuvent être augmentés, modérément bien sûr, par décision de Monsieur le Ministre des Implantations.
 

-    

Les propositions de la Commission se font au terme de concours d'idées publics ou restreints qui prévoient la désignation des 3 premiers lauréats, ainsi que les montants des prix alloués à titre de dédommagement de leurs travaux et études des avant-projets, de même que les diverses contraintes techniques grevant le projet.
 

-  

       Les montants de ces prix sont établis de manière à ce que le concours soit attractif, compte tenu des efforts à consentir par les candidats. On peut considérer qu'en moyenne la fourchette pour le 1er prix se situe entre 6 et 8 % de l'enveloppe budgétaire réservée à l'exécution de l'intégration, hors honoraires, montant fluctuant suivant l'ampleur de l'intervention sur le contexte architectural.
 

-  

Des mentions spéciales peuvent être décernées par la Commission pour des oeuvres non primées, mais présentant une valeur spécifique particulière.
 

Par contre, si aucun projet ne s'avère valable, la Commission peut décider de ne pas donner suite à un concours, de n'accorder donc aucun prix, ou de supprimer l'un d'eux.
 

-  

 Le montant du prix du 1er lauréat est toujours inclus dans celui des honoraires de l'artiste, en cas de réalisation, sauf à de très rares nuances près.
 

-  

Ces honoraires sont d'une manière habituelle, sauf exception également tout à fait particulière, fixés à 12,5 % du montant de l'estimation de l'oeuvre, transformée, avant signature du contrat avec le lauréat, en montant forfaitaire.
 

 

 

2.3. Sélection des sites susceptibles d'accueillir les oeuvres d'art.

-   

Cette sélection et le choix des intégrations d'oeuvres d'art à l'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments restaurés ou nouveaux est étudié et déterminé par la Commission des arts de la Région wallonne, en accord et en coordination avec Monsieur le Ministre des Implantations, ses représentants étant membres de la Commission.

 

 

2.4. Sélection en fonction de quelle Politique et de quels critères.

 

" Principes de l'orientation de la Politique culturelle de la Région wallonne en matière d'intégration d'oeuvres d'art dans les bâtiments publics "
 

-

Réaliser des oeuvres d'art intégrées aux bâtiments " Intégrer, mais non décorer ".
 

-

L'espace à intégrer doit être prévu dès l'élaboration du projet architectural, en fonction du type d'oeuvre d'art qui pourrait s'y intégrer.
 

-   

Promouvoir des artistes wallons de toutes les disciplines, aussi bien les artistes connus que ceux qui le sont moins.
 

 

- 3 principes particuliers de base

 

- Le choix de l'oeuvre doit tenir compte de la nature du bâtiment, de son importance, de sa situation, de son environnement, de son intérêt pour le grand public, de sa vocation, ...
 

 

- Tout bâtiment étant l'expression des besoins et de la culture d'une époque, ces aspects se doivent d'être soulignés par un apport artistique.
 

 

- Mettre en adéquation la recherche artistique avec les aspects organisationnels du chantier, ainsi que l'utilisation future des lieux.
 

 

- Créer les conditions optimales de compréhension, de collaboration et de symbiose entre l'artiste, l'architecte, le maître d'oeuvre et les futurs occupants, voire tous les intervenants.

 

 

2.5. Procédure de sélection des artistes avant remise des avant-projets.

-  

 La procédure de choix des artistes est définie par la Commission, en fonction des divers cas particuliers et ce en accord avec le Ministre des Implantations.
 

-   

Pour rappel de ce qui a déjà été esquissé auparavant, mais en regroupement au sein du présent chapitre, ces diverses procédures peuvent être les suivantes.
 

-

Concours ouverts, avec publicité dans les écoles d'art, les revues ou journaux spécialisés en cette matière, les milieux concernés par l'art et connus des artistes.
 

-

Concours restreints à 3 (ou à 6, 8 ou plus) artistes choisis par la Commission, compte tenu des cas particuliers d'intégration correspondant au bâtiment considéré, ou à son sujet, thème ou caractéristiques particulières, en prévoyant un nombre identique ou approchant de suppléants, qui seront consultés dans l'ordre exprimé par la liste de suppléants, en cas de désistement éventuel d'un ou de plusieurs des candidats initialement envisagés. Lorsque le nombre d'artistes choisi est supérieur à 6, il peut être décidé de les consulter tous, et par conséquent de ne pas prévoir de suppléants. Ces artistes sont donc choisis en fonction du lieu et de la nature de l'intervention envisagée.
 

-

Consultation d'un artiste, lorsqu'en accord avec Monsieur le Ministre, une spécificité toute particulière apparaît dans le cadre d'un bâtiment considéré. Ces cas restent cependant toujours rares et forment "l'exception".
 

-  

Il s'agit de concours d'idées, avec prix pour les lauréats.
 

Les artistes recherchés relèvent, suivant les cas, de diverses disciplines à savoir, sculpture, peinture, fresque, mosaïque, ébénisterie, "architecture et paysage", photographie, ... , ces disciplines étant très souvent mêlées, ce qui impose à l'artiste-candidat de procéder, préalablement à la remise de son projet, à la recherche d'une association avec des artistes plus spécialisés, qui formeront équipe avec lui. Les artistes peuvent donc faire appel à toute collaboration qu'ils estiment utile.

 

 

2.6. Critères de sélection des avant-projets.

Certains " critères de choix " sont certes subjectifs, comme la matière traitée s'y prête, mais un ensemble de critères tendant vers l'objectivité existe dans une organisation et un contexte déterminé
 

-  

Ces critères de sélection sont généralement les suivants, cités par ordre décroissant d'importance
 

a.

"La qualité esthétique, symbolique et l'intégration au site "

-  

La valeur artistique peut de fait être issue d'un consensus et d'un équilibre suite à " d'éventuelles longues mais sereines discussions " entre les membres de la Commission. En effet, ceux-ci ne sont, dans un certain nombre de cas, pas nécessairement du même avis compte tenu du fait que l'ensemble des membres de la Commission correspond à un éventail large et diversifié de disciplines et connaissances en matière d'art et de ses techniques. De ce fait, les diverses subjectivités individuelles des membres de la Commission s'équilibrent par l'expression de ces divers avis, défendus avec les arguments correspondant, de telle sorte que lors du vote final qui intervient, un meilleur équilibre se fait jour pour aboutir aux meilleurs choix. Ce consensus final, apparaissant après le résultat des votes, devient ainsi, de par cette diversité même, d'autant plus objectif, pour autant que l'objectivité puisse tendre vers le " Parfait ", toujours inaccessible.
 

-  

" L'intégration dans le site ou dans la construction ". Cet élément de critère de sélection en termes d'intégration au bâtiment et/ou à l'environnement est celui qui dans l'esprit actuel de la démarche de la Commission vient, en importance, immédiatement après l'élément de critère de la "valeur artistique ". Il s'agit ici d'une option importante et fondamentale, prise dès le départ par la Région et il va de soi que la qualité d'intégration dans le site ou la construction constitue, en l'occurrence, un élément fondamental.
 

En résumé, le premier critère de sélection porte sur la valeur artistique du projet et ses qualités d'intégration. La décision, en cette matière très subjective, est prise après débat entre les membres d'horizons et de sensibilité très diversifiés, d'où une certaine garantie d'objectivité.

 

 

Les autres critères, classés par ordre décroissant d'importance, sont, en outre, les suivants :

b.

" La qualité technique, la faisabilité, la pérennité "

c.

" Les matériaux utilisés "

d.

" Le prix "

 

 

3. Les objectifs de la Commission des arts de la Région wallonne.

 

Pour rappel et en résumé de ce qui a déjà été exprimé en première page, les objectifs de la Commission des arts sont principalement les suivants
 

-  

La promotion de la création artistique qui est la préoccupation centrale de la Commission. Ce schéma relaie la volonté du Gouvernement wallon, en ce domaine.
 

Favoriser des projets novateurs intégrant les nouvelles techniques, sans que ces projets ne passent rapidement de mode, notamment en fonction des matériaux utilisés.

-  

Ne pas limiter la création artistique à des travaux relevant de disciplines et de facture purement traditionnelles.

-  

Privilégier le travail intégré en symbiose entre l'artiste et l'architecte.

 

 

4. La réalisation concrète : Les activités et les réalisations de la Commission des arts depuis sa création.

-  

Celles-ci sont décrites et abondamment illustrées dans le premier tome qui a été édité sur le sujet par le M.E.T. ( ministère de l'équipement et des transports de la Région wallonne ) dans sa "Collection Profils - n° 2 ". Ce livre est en vente à l'entrée d'accueil du présent colloque. Les réalisations décrites correspondent aux années 1993 à 1995, en esquissant les suivantes. Son titre : " QUAND L'ART EPOUSE LE LIEU " par Michèle - Pierre MARCHAL
 

Le 2ème tome, qui va sous peu être édité dans la même " Collection Profils ", traitera des réalisations et des concours couvrant les années 1996 à 1999. Il est actuellement en cours de rédaction par Pierre-Olivier ROLLIN.
 

-  

Le document joint en annexe donne la liste de tous les sites et lauréats des concours intervenus à ce jour.

 

 

5. Composition actuelle et membres de la Commission des arts de la Région wallonne

La présidence est assurée par le Directeur général des Services techniques généraux (DG4) du M.E.T.
 

-  

Un certain nombre d'experts dans le domaine de l'architecture et des arts plastiques contemporains.
 

-  

2 représentants de Monsieur le Ministre des Implantations de la Région wallonne.
 

-  

Un certain nombre de membres orientés vers la technique de la construction, formé principalement par les fonctionnaires liés aux projets.
 

-  

A titre particulier en fonction des concours, font en outre partie du jury le représentant des futurs occupants, un expert extérieur si le sujet se présente comme tout à fait spécifique (ex : architecture de jardins ).
 

-  

 Le document joint en annexe donne les coordonnées des membres actuels de la Commission.
 

 

 

6. L'intégration.

-  

Pour la Commission, toute intégration postule un accord et une étroite collaboration entre l'architecte et l'artiste. C'est là une exigence fondamentale. Ce soucis apparaît dans toutes les options jusqu'à présent prises par la Commission des arts de la Région wallonne.
 

-   

Aussi, veille-t-elle à ce que les contacts entre ces partenaires soient noués au plus tôt, c-à-d dès l'élaboration des avant-projets d'architecture.
 

-    

Ainsi, malgré le nombre élevé des bâtiments déjà en cours de construction, au moment de la création de la Commission en 1993, celle-ci a tenté de " remonter le courant " en ce sens. A présent, les concours peuvent enfin avoir lieu dès la conception de « l'oeuvre architecturale » dans son ensemble.
 

-  

La symbiose dans ce contexte ne pourrait donc être que maximale, de même que l'osmose de l'oeuvre de l'artiste avec l'architecture du lieu.
 

-  

Cette option apparaît donc être de premier abord, pour la Commission, comme la plus optimale et la plus bénéfique. Cette option d'intégration de " l'oeuvre relevant de l'art public" à "l'oeuvre d'architecture ", qui la détermine et la sous-tend, est celle choisie par la Commission.
 

Cependant, cette volonté de privilégier le travail intégré, en symbiose entre l'artiste et l'architecte, est un objectif qui n'est pas toujours facile à atteindre. En effet, notre société a perdu cet esprit de pluridisciplinarité, cet esprit d'atelier " qui régissait certains concepteurs il y a, par exemple, quelque 2 ou 3 générations. Cette volonté est donc aussi la raison d'être de la Commission.
 

 

 

7: Controverse au sein des milieux artistiques en matière d'art public.
Les options fondamentales de principe

-  

" Intégration " ou " opposition d'intégration " à l'architecture du lieu.
 

-  

" La contestation, l'opposition, la volonté de non - intégration à l'architecture, l'affirmation de l'oeuvre en tant que réactive, volontaire, personnelle et frondeuse vis à vis de son environnement urbain "
 

-  

Tentative de recherche des éléments pouvant conduire à cette tendance à la " réactivité au lieu ".
 

-  

 II apparaît, dans certaines tendances contemporaines, qu'il est tout particulièrement opportun d'opposer l'architecture ambiante, à l'aménagement des espaces publics à l'endroit qui la concerne et d'opposer ainsi contradictoirement l'architecture au principe de l'aménagement intérieur ou extérieur du bâtiment, afin d'officialiser leurs différences, d'accroître leurs diversités et de valoriser leurs antinomies.
 

-  

 2 options se présentent
 

-  

La fonction de l'oeuvre est-elle de contredire le code en vigueur dans l'espace où l'oeuvre se trouve et créer un autre type d'espace, c-à-d, contredire, questionner, bousculer, éduquer, confronter ?
 

Ou bien, la fonction de l'oeuvre intégrée doit-elle être de représenter un consensus en osmose avec le type de lieu considéré, en mettant l'accent sur ses caractéristiques propres ?
 

Mais comment peut-on tenter de comprendre la thèse ou option de cette " volonté de non - intégration " ?. La façon la plus simple et la plus positive pourrait être de considérer que, dans le contexte qui est le nôtre, c-à-d celui de notre Commission des arts de la Région wallonne, le terme " intégration " peut éventuellement comprendre des tensions, des dissonances, comme dans la musique contemporaine, pour autant que l'ensemble y gagne en qualité. En effet, si l'ensemble " architecture + oeuvre d'art " = " qualité ", il y a, de fait, " intégration ".
 

-  

Cependant, en dehors de ce schéma simple et clair, le fait de se poser la question des options contradictoires en cette matière et d'essayer d'en comprendre les origines, pourrait paraître comme étant un exercice périlleux. Brosser un " contexte noir ", même s'il existe, et donner un tableau très pessimiste de notre société, alors que de multiples aspects positifs de la vie existent simultanément, n'est pas nécessairement exprimer le vrai reflet de la réalité quotidienne de notre Occident. En outre, il n'est vraiment pas facile de connaître les motivations profondes qui guident un artiste dans sa création. Néanmoins, je me jetterai à l'eau, espérant traverser la tourmente des remarques et des critiques.
 

-  

Mais auparavant, il pourrait être dit que la Commission des arts de la Région wallonne est consciente des limites que l'intégration peut poser à la liberté d'expression de l'artiste qui accepte d'oeuvrer dans le cadre d'un espace donné, d'une certaine conception architecturale et d'un milieu de vie propre à l'utilisateur. Aussi, s'attache-t-elle à établir, dans ce cadre particulier, les meilleures conditions propices à l'affirmation de sa personnalité, c-à-d, de sa sensibilité, de son imagination et de sa réflexion. Elle n'ignore pas, par ailleurs, que certains milieux puissent revendiquer pour l'artiste le droit d'exercer une action critique, voire contestataire de l'architecture, de l'environnement et du milieu dans lequel son oeuvre s'inscrira. Cette mise en question pourrait aussi, à cette occasion, comme il en sera développé plus loin, s'exercer sur les aspects sociaux et politiques de notre société, les événements que nous vivons aujourd'hui pourraient en constituer une justification. Une telle confrontation et une mise en cause de nos modes de pensée et d'action se situe dans la logique même de la création et de la liberté d'expression. Mais la plupart des membres de la Commission des arts de la Région wallonne et en tout cas sa majorité, pensent qu'on ne peut comprendre cette attitude que dans des contextes autres que ceux dans lesquels notre Commission a la mission d'agir. Si déjà la Commission réussit à promouvoir, dans la mesure du possible, la liberté de création dans le cadre qui lui est imparti, elle pense que son action ne serait déjà pas négligeable.
 

En ce qui me concerne donc, ce qui n'engage en rien l'opinion des membres de la Commission des arts de la Région wallonne, pour tout ce qui va être exprimé ci-après, je suis conscient de cet éventuel dilemme de principe et du choix possible entre ces 2 options fondamentales que sont " l'intégration à l'architecture " et sa thèse opposée tout aussi fondamentale, " la différenciation vis à vis de l'architecture ". Cette dernière option permet la mise en exergue d'autant plus irrémédiable de l'oeuvre, cette fois volontairement non intégrée, mais de ce fait, d'autant plus présente, sinon insolite, dans un ensemble architectural donné.
 

-  

Jusqu'à présent et jusqu'à nouvel ordre, la Commission des arts de la Région wallonne a délibérément opté pour la première de ces 2 options, à savoir celle de l'intégration. C'est celle-ci qui lui paraît la plus optimale, quant à son concept, sans sombrer ni dans la mièvrerie, ni dans le manque de goût, ni dans l'académisme, ni dans la nullité, ni enfin dans le traditionalisme aveugle et niais. Elle n'adopte donc pas, à cet égard, le schéma de « l'opposition de principe de l'œuvre » systématiquement en contradiction vis à vis de l'œuvre architecturale, sauf comme il se doit, si un cas tout à fait exceptionnel devait se présenter, avec le fait qu'une harmonie générale jaillirait justement de cette opposition, c-à-d, si l'on atteignait, par miracle ou non, le summum du " critère de qualité d'ensemble ".
 

Pour moi et à titre personnel donc, il apparaît toutefois nécessaire et apparemment utile de tenter de comprendre cette conception d'opposition, afin d'égaiement saisir les enjeux de notre époque. II se doit en effet de respecter des idées différentes avec un état d'esprit ouvert, en toute saine démocratie, se voulant orientée vers le futur.
 

-  

L'on peut présupposer comme élément fondamental formant une situation de fait, que les architectes et artistes contemporains sont d'abord eux-mêmes majeurs à part entière, avec la diversité, l'intelligence, la créativité, l'ingéniosité qui ne peuvent que prévaloir dans leurs esprits, alors que nous vivons actuellement une période intellectuellement chavirée, où tout est ou peut être remis en cause, en ce début du nouveau 3ème millénaire.
 

En effet, si dire que tout autour de nous chavire ( j'espère être dans l'exagération et ne devoir penser seulement que tout autour de nous ne fait que de se modifier), et que par conséquent tout se refait et se défait, il apparaît que tout reste continuellement à refaire et à reconstruire. D'un mal négatif et du néant, il subsiste ainsi toujours une faible lueur d'optimisme et d'espoir.
 

-  

Depuis 1945, que voyons-nous avec le recul : 50 ans de paix dans nos contrées, mais d'innombrables guerres dans l'ensemble de toutes les contrées qui nous entourent : Ne parlons que du Kosovo et de la Bosnie à peine à un bon millier de km de chez nous, de l'Algérie à quelques encablures de la France, où l'on s'égorge à tour de bras, d'Israël et de la Palestine berceau de notre civilisation et de notre culture, où les attentats ne se comptent plus, des génocides de Polpot du Ruanda, du Kivu, de la guerre des Kurdes, des troubles en Indonésie, de la guerre de religion d'Irlande, des guerres de l'Irak, d'Indochine, du Vietnam et de Corée. Et tout cela est incomplet ... ! , mais j'arrêterai là mon énumération. Je n'ajouterai qu'un seul aspect supplémentaire, à savoir le chaos accompagnant les millions de personnes déplacées et par conséquent immigrées ou tentant de l'être, disséminées tout autour des zones de conflits ou de famine et fuyant les massacres. Un fait de plus pour montrer l'instabilité du Monde.
 

-   

Or de tous ces multiples faits, par les multimédia, nous en sommes informés jour après jour et pratiquement heure après heure, alors que ces faits tombent ensuite dans un oubli tout à fait momentané de notre mémoire, un méfait en chassant un autre ..., jour après jour ...
 

-  

Comment voulez-vous que dans un tel contexte, sombre, noir et pessimiste, nos artistes n'en soient pas également touchés et ne puissent rester sans réagir dans leur art, alors qu'ils sont sensés devoir émerger au dessus de la conscience humaine, tel Picasso qui, par " Guernica ", fustigea la guerre d'Espagne. Quoi de plus normal que l'on puisse imaginer que l'art transpose, à certains moments, ces déchirements et tende à exprimer une réactivité opposée à une recherche de l'harmonie par l'intégration. L'instabilité mondiale et des peuples conduit tout droit à la déstabilisation humaine de tout homme ouvert et attentif à ces sujets. Les artistes étant encore plus particulièrement sensibles aux faits extérieurs et à leurs interpellations, il n'est donc pas étonnant que ces schémas d'instabilité inquiètent, même inconsciemment, plus d'un et déteignent sur la conception même de leur art, en les conduisant à cette opposition intrinsèque aux structures en place, qu'elles soient même uniquement architecturales.
 

-  

Tout cela pour exprimer que nos nations occidentales apparemment quiètes, mais en réalité sur un "qui-vive" constant, auront du mal à maintenir toujours l'harmonie dans nos esprits et de même dans l'esprit des artistes, y compris ceux appelés vers l'art public, étant donné cette situation émotionnelle particulière qui pourrait conduire à l'explosion de l'art vers de nouvelles perspectives.
 

-  

Mais ce contexte ne devrait pas empêcher nécessairement et malgré tout, la coordination entre les uns et les autres au sein de notre société, afin de tendre vers cette harmonie universelle dont chaque oeuvre, si minime soit-elle, peut être et rester un élément de cette coordination et un havre de paix.

-  

 Tout au contraire, si l'on privilégiait à l'excès ou avec une outrance généralisée dans le domaine de l'art public, les ferments d'opposition qui sont du même schéma que les ferments de guerre ou de réactivité à la guerre, l'apparence de nos villes et bâtiments s'en trouverait fondamentalement modifiée et l'on s'y retrouverait dans une ambiance tendant vers l'affrontement entre les hommes, déjà si pénible à soutenir lorsque l'on parcourt nos rues, où chaque surface libre est, dans la majorité des cas, irrémédiablement " taguée anarchiquement " avec le plus souvent peu de bonheur.
 

-   

Ainsi, l'on peut imaginer que, pour un " homme de bien ", l'Art ne peut servir que la Paix et que la seule mise en question du sens du mot intégration " peut déjà, en soi, être une agression . . . ouvrant la voie à toutes les impostures et constituer une défaite de la " Pensée libre ".
 

-   

 Au vu de cet examen non exhaustif de la situation de notre temps, pourrions-nous peut-être mieux comprendre le sujet de controverse encore loin d'être réglé, qui nous occupait au début de ce Chapitre, sujet qui est du domaine de l'âme humaine, qu'elle soit intérieure à l'homme ou intérieure à l'artiste. Il s'agit pour l'homme de son harmonie intérieure ou de l'explosion de sa réactivité intérieure et pour l'art, de l'intégration ou de " l'opposition d'intégration " des oeuvres des artistes, reflets du Monde, à l'architecture du lieu.
 

Compte tenu de cette complexité, vous me permettrez cependant de ne pas être obligé de conclure au vu d'une telle antinomie...
 

-  

Ce sujet de controverse étant plus philosophique que pragmatique, je m'arrêterai sur un seul et humble éclairage
 

-   

" L'avenir, les siècles prochains, le millénaire qui nous attend, permettront aux hommes du futur de juger de nos actes, en fonction de ce que l'usure du temps leur aura laissé, tels les archéologues de notre 20ème siècle jugent l'art de l'antique Egypte et de la Mésopotamie, du Nil à l'Euphrate, en fonction de ce qu'ils en connaissent encore "
 

" Débattons donc de nos idées avec calme et en paix avec nous-mêmes ". Ce serait là un peu de notre bonheur.
 

 

 

Robert LOOR
 Président de la Commission des arts de la Région wallonne.
 avec l'aide de l'ensemble de la Commission des arts de la Région wallonne.

 

Le 20 avril 1999

 



MATIERES TRAITÉES.
La Commission des arts de la Région wallonne.



1.



Historique succinct de la Commission des arts de la Région wallonne.



2.



Modalités de fonctionnement de la Commission des arts de la Région wallonne.



2.1.



Compétences de la Commission.



2.2.



" en fonction de quels budgets " . Procédure et méthodes de financement.



2.3.



Sélection des sites susceptibles d'accueillir les oeuvres d'art.



2.4.



Sélection en fonction de quelle Politique et quels critères.



2.5.



Procédure de sélection des artistes avant remise des avant-projets.



2.6.



Critères de sélection des avant-projets.



3.



Les objectifs de la Commission des arts de la Région wallonne.



4.



La réalisation concrète : Les activités et les réalisations de la Commission des arts depuis sa création.



5.



Composition actuelle et membres de la Commission des arts de la Région wallonne.



6.



L'intégration.



7.



Controverse au sein des milieux artistiques en matière d'art public.
Les options fondamentales de principe.
" Intégration " ou " opposition d'intégration " à l'architecture du lieu .
" La contestation, l'opposition, la volonté de non-intégration à l'architecture, l'affirmation de l'oeuvre en tant que réactive, volontaire, personnelle et frondeuse vis à vis de son environnement urbain " .
Tentative de recherche des éléments pouvant conduire à cette tendance à la " réactivité au lieu " .

 

 



 

 

MATIERES TRAITÉES.
La Commission des arts de la Région wallonne.

1.

Historique succinct de la Commission des arts de la Région wallonne.

2.

Modalités de fonctionnement de la Commission des arts de la Région wallonne.

2.1.

Compétences de la Commission.

2.2.

" en fonction de quels budgets " . Procédure et méthodes de financement.

2.3.

Sélection des sites susceptibles d'accueillir les oeuvres d'art.

2.4.

Sélection en fonction de quelle Politique et quels critères.

2.5.

Procédure de sélection des artistes avant remise des avant-projets.

2.6.

Critères de sélection des avant-projets.

3.

Les objectifs de la Commission des arts de la Région wallonne.

4.

La réalisation concrète : Les activités et les réalisations de la Commission des arts depuis sa création.

5.

Composition actuelle et membres de la Commission des arts de la Région wallonne.

6.

L'intégration.

7.

Controverse au sein des milieux artistiques en matière d'art public.
Les options fondamentales de principe.
" Intégration " ou " opposition d'intégration " à l'architecture du lieu .
" La contestation, l'opposition, la volonté de non-intégration à l'architecture, l'affirmation de l'oeuvre en tant que réactive, volontaire, personnelle et frondeuse vis à vis de son environnement urbain " .
Tentative de recherche des éléments pouvant conduire à cette tendance à la " réactivité au lieu " .

 

 

 

ANNEXE 1.

Intégrations artistiques réalisées sur l'initiative de la Commission des Arts de la Région wallonne depuis 1993

 

 

NAMUR- JAMBES, Centre administratif du Ministère de la Région wallonne (Place de la Wallonie) : aménagement du patio (1994)
Concours ouvert

1er prix : 

Georges et Françoise PIRSON

2ème prix : 

BUREAU D'ETUDES P.U.R. (Paysage, Urbanisme et Ruralisme)

3ème prix :

M. HEUPGEN

 

 

NAMUR- JAMBES, Centre administratif du Ministère de la Région wallonne (Place de la Wallonie) : aménagement du Hall I (1994)
Consultation de 3 artistes

1er prix :  

Costa LEFKOCHIR

Défraiement :

Christian ROLET

 

 

Léon WUIDAR

 

 

 

NAMUR- JAMBES, Centre administratif du Ministère de la Région wallonne (Place de la Wallonie) : aménagement du Hall II (1994)
Consultation de 3 artistes

1er prix :

Francis DUSEPULCHRE

Défraiement :

Marc FEULIEN

 

 

Nic JOOSEN

 

 

 

NAMUR- JAMBES, Centre administratif du Ministère de la Région wallonne (Place de la Wallonie) : aménagement du Hall 111 (1994)
Consultation de 3 artistes

1er prix : 

 Anne MORTIAUX

Défraiement :

Stefan GILLES

 

 

Jean-Claude SAUDOYEZ

 

 

 

NAMUR, immeuble rue du Tan : aménagement du ha11 I
Appel aux artistes

 

 

Béatrice DOOMS et Jean-Marie MATHOT

 

 

 

NAMUR, immeuble rue du Tan : aménagement du ha11 II

Appel aux artistes

 

 

 

Bernard THIRAN et Filip ROLAND

 

 

 

NAMUR- JAMBES: immeuble destiné à la Direction générale de l'Action sociale et de la Santé : aménagement du hall d'accueil (1995)
Consultation de 3 artistes

1er prix:

Jean-Pierre HUSQUINET

Défraiement: 

Stefan GILLES

 

 

Léon WUIDAR

 

 

 

NAMUR- BEEZ Les Moulins de Meuse: intégration d'une sculpture en granit dans la zone extérieure et aménagement paysager (1995)
Appel à l'artiste

 

 

Pierre CULOT

 

 

 

NAMUR- BEEZ Les Moulins de Meuse: mise en lumière du site (1995)
Appel à l'artiste

 

 

Yann KERSALE

 

 

 

NAMUR- BEEZ Les Moulins de Meuse: intégration d'une sculpture dans le hall d'accueil (1995)
Appel à l'artiste

 

 

Michel SCHEER

 

 

 

CHARLEROI, Agence wallonne pour l'Intégration des Personnes handicapées (AWIPH) aménagement des abords en vue d'y intégrer des sculpture animalières conçues et réalisées par des artistes handicapés mentaux (encadrés par le Creahm) (1996)
Concours ouvert, architectes paysagistes

1er prix:

Dominique BONSANG

2ème prix:

Hugues SIRAULT

 

 

 

NAMUR, ancien couvent des Célestines : intégration d'une sculpture fontaine et aménagement de la zone d'accès (1997)
Consultation de 6 sculpteurs

1er prix  

Florence FRESON

2ème prix

Christian CLAUS

3ème prix  

Marc FEULIEN

 

 

 

NAMUR, Centre administratif du Ministère wallon de l'Equipement et des Transports intégration d'une oeuvre d'art sur façade d'entrée (1998)
Concours ouvert

1er prix

Léon WUIDAR

2ème prix

Jean-Claude LEGRAND

Primés

Alain DE CLERCK

 

 

Rémo ZANDONA

 

 

 

NAMUR, Centre administratif du Ministère wallon de f Equipement et des Transports conception d'une tapisserie d'art (1998)
Consultation de 6 artistes peintres ou peintres cartonniers

1er prix:

Gabriel BELGEONNE

2ème prix:

Bernard GAUBE

 

 

 

LIEGE, Ancien Hôpital des Anglais, complexe administratif pour la Région wallonne : aménagement du hall du bâtiment ancien (1998)
Consultation de 6 artistes designers

1er prix  

Ladislas de MONGE

2ème prix 

Pol QUADENS

3ème prix 

Benoît LANGE

 

 

 

LIEGE, Ancien Hôpital des Anglais, complexe administratif pour la Région wallonne intégration d'une sculpture dans la zone extérieure (1998)
Consultation de 6 sculpteurs

1er prix 

Emile DESMEDT

2ème prix 

Christian CLAUS

3ème prix

Marie-Paule HAAR

 

 

 

CHARLEROI, ancienne Maison du Bailli, Vitrine de la Wallonie : intégration artistique dans l'espace central(1998)
Consultation de 6 artistes

1er prix :

Marc FEULIEN

2ème prix :

Stefan GILLES

3ème prix : 

Bernard et Monika HUBOT

Mention:

Pierre COURTOIS

 

 

 

NAMUR, Immeuble BIBOT : aménagement du hall d'accueil (1999)
Consultation de 11 artistes photographes

1er prix: 

Hervé CHARLES

2ème prix :

Michel COUTURIER

 

 

 

 

 

 

 

Annexe n°2

 

Conclusion synthétique dans le cadre d'un exposé " réduit ".
Point 7 - " controverse ".
 

Les idées émises sur ce sujet correspondent aux 4 pages du présent document sur 12...!. Or le « délai » imposé et démocratiquement accepté, de " parole librement consentie " au sein du présent colloque, ne permet absolument pas de le développer valablement et de rentrer dans cette problématique.

Ce chapitre de " controverse " appelé uniquement à " animer les esprits " sur notre condition humaine contemporaine, étant en dehors du domaine strict de notre " table ronde ", je me vois dans l'obligation absolue de conclure le présent exposé sous un autre éclairage, étant entendu que chacun, dans sa chaumière, extraira avec bonheur ( ? ), parmi les montagnes de papiers qui chaque jour nous arrivent déjà rien que par notre " boite aux lettres ", les 4 pages en cause qui ne peuvent être exposées ici, mais qui, à mon sens et " éventuellement ", situent notre société de l'an 2.000, vis à vis des millénaires passés ou futurs.

La conclusion rapide de mon exposé, obligatoirement tronquée, vu les limitations de temps coutumières et tout à fait valablement imposées, vu la prolixité tant écrite que verbale exagérée, caractéristique de notre époque, lorsque l'on connaît le nombre de livres nouveaux qui font l'objet d'innombrables éditions, est tout à fait justifiée.

En effet peu, personne ou très peu, ne dispose dans notre société d'une réactivité personnelle et d'une réelle volonté de " retrait ", vis à vis de l'ambiance générale, où tout le monde court en tout sens, faute de temps disponible de réflexion intérieure, situation qui lui est imposée et qui l'étreint au départ des modèles " hyper - actifs", qui lui sont présentés comme "hyper-modèles " fébriles et instables, tels les alpinistes en stade de décrochage... !

Triste raccourci de notre actuelle impression de notre société occidentale.

Cette conclusion sera pragmatiquement la suivante

" J'imagine que l'expression de l'art public doit avoir un cheminement moins académique et moins " uniquement organisationnel ", moins monotone et moins conventionnel.

L'art public mérite au moins de tenter l'essai d'une mise en réflexion plus profonde de notre situation à l'intérieur de notre monde occidental, vis à vis de l'ensemble du monde présent, immédiatement prochain et futur.

Or, ce monde nous entoure déjà, il sera celui de nos enfants, il sera aussi celui des siècles qui s'annoncent .

En conclusion, colloque après colloque, un colloque doit être et rester un espace libre et démocratique de réflexion".

Je ne peux donc que porter mes voeux en ce sens, pour le présent moment de vie, se voulant volontairement intense à titre personnel et vis à vis de chacun de nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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